Omar m'a tuer
« Omar m'a tuer » est une inscription tracée en lettres de sang, découverte en 1991 sur les lieux du meurtre de Ghislaine Marchal à Mougins (Alpes-Maritimes). Elle est devenue célèbre à la fois pour l'affaire judiciaire qu'elle a déclenchée et pour sa faute de conjugaison.
L'affaire
Le jardinier de la victime, Omar Raddad, a été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle. Il a bénéficié en 1996 d'une grâce présidentielle partielle et a été libéré en 1998, mais cette grâce n'annule pas la condamnation. Il a toujours clamé son innocence, et plusieurs demandes de révision du procès ont été déposées, notamment à la suite d'analyses ADN. L'affaire a inspiré le film Omar m'a tuer de Roschdy Zem (2011).
La faute
La forme correcte est « Omar m'a tuée' » : après l'auxiliaire avoir, on emploie le participe passé, qui s'accorde ici avec le COD m (la victime, une femme) placé avant le verbe. L'infinitif tuer est une confusion classique entre -er et -é. Pendant l'enquête et le procès, cette faute a été au cœur des débats : certains y ont vu un indice qu'une autre personne avait écrit le message, d'autres ont rappelé que cette confusion est très répandue.
La leçon de conjugaison
L'expression est depuis passée dans la culture populaire et dans les manuels d'orthographe, souvent détournée pour dénoncer ou tourner en dérision une faute de grammaire.
Voir aussi :
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